Enjeux
La Terre dispose de ressources limitées. Même les ressources renouvelables, d’une année à l’autre diminuent. Cette situation critique est la conséquence de l’exploitation irraisonnée de ces ressources par l’espèce humaine. Cela met en péril non seulement la survie des autres êtres vivants mais aussi la nôtre. La disparition de nombreuses espèces animales et végétales est accentuée par la pollution de l’air, de l’eau et des sols. Aujourd’hui, la prise de conscience s’opère mais ne se traduit pas toujours en actes. Il est temps d’adopter systématiquement une démarche de développement durable : « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».
Lutte pour le climat

L’évolution du climat sur la Terre est préoccupante. Nombreux sont les experts qui annoncent un dérèglement et un réchauffement climatiques progressifs au cours du XXIe siècle. Cela se confirme avec l’observation de plus en plus fréquente de phénomènes climatiques ou météorologiques destructeurs. Catastrophes naturelles ou températures extrêmes causent de graves dégâts matériels mais aussi de nombreux blessés et des pertes humaines.

Réchauffement climatique

Le réchauffement climatique est une réalité. S’il reste encore quelques climato-sceptiques, il est reconnu par la quasi-totalité des Etats. Au cours du XXesiècle, la Terre s’est réchauffée de 0,6 degré et le rythme s’accélère : les estimations pour le XXIesiècle indiquent une hausse des températures entre 1,4 et 5,9 degrés. Les changements sont aujourd’hui beaucoup plus visibles, avec notamment la fonte des glaciers, à tel point qu’il est probable qu’une grande partie d’entre eux auront disparu dans cinquante ans. La planète a déjà connu des changements climatiques de même nature, mais dans le passé, cela s’est étalé sur plus de dix mille ans. Cela ne s’est jamais produit aussi vite. Cette rapidité est liée en partie à l’effet de serre accentué par la pollution. Tel un couvercle, les gaz à effet de serre comme le gaz carbonique ou le méthane maintiennent la chaleur des rayons du soleil à proximité de la surface terrestre ce qui réchauffe globalement l’atmosphère. Il est urgent de changer la donne pour modérer la hausse de température de la planète. La priorité est de réduire les émissions de gaz à effet de serre : Etats, Régions, Collectivités, entreprises, citoyens/consommateurs… l’engagement de tous permettra d’inverser la tendance.

Trouvez plus de recommandations dans notre brochure « Les gestes pour limiter son empreinte sur la planète » sur comment agir à son échelle.

Catastrophes naturelles

Les ouragans, cyclones, tornades, tempêtes, canicules, sécheresses ou encore inondations, toutes ces catastrophes naturelles sont causées par des phénomènes climatiques extrêmes. Si ce sont les régions tropicales qui sont les plus touchées avec chaque année des dégâts majeurs, nos régions subissent aussi régulièrement des intempéries aux conséquences dramatiques pour les habitations, les exploitations agricoles et les entreprises touchées. Même si ces phénomènes ont des causes naturelles, le dérèglement climatique en accentue la fréquence et l’amplitude. Les températures extrêmes avec les canicules notamment favorisent les incendies.

Montée des eaux

La montée des eaux est l’un des risques particulièrement graves du réchauffement climatique. Contrairement aux idées reçues, l’élévation du niveau des mers et des océans n’a pas pour cause principale la fonte des glaciers. C’est plutôt le phénomène de dilatation qui est responsable : le volume de l’eau augmente en se réchauffant. Les estimations sont alarmantes : le niveau de l’océan pourrait augmenter de 15 à 20 centimètres en un siècle. De nombreux territoires côtiers sont donc en danger, il existe déjà des réfugiés climatiques des îles du Pacifique, les Pays Bas et la région dunkerquoise par exemple sont aussi menacés.

Vous trouverez  plus de gestes pour limiter son empreinte sur la planète et lutter contre le réchauffement climatique.

Préserver les ressources naturelles

La préservation des ressources naturelles est un élément essentiel pour garder une terre habitable. La déforestation, le gaspillage et la pollution de l’eau ou encore la pollution des sols ou de l’air…, liées aux activités humaines compromettent notre capacité à subvenir à nos besoins. De nombreux accords internationaux existent pour lutter contre cette prédation effrénée mais cela ne suffit pas. Afin que ces accords soient suivis d’effets, il est indispensable que des mesures soient prises à tous les niveaux : les collectivités, les entreprises et les individus.

Biodiversité

La biodiversité représente la diversité des écosystèmes, des espèces, des gènes et les interactions entre eux. Les actions humaines sont responsables de la dégradation de 60% des écosystèmes. En particulier, la déforestation massive a de multiples impacts car la forêt est le lieu de vie de nombreuses espèces. La déforestation en milieu tropical entraîne la disparition d’environ 137 espèces chaque jour et menace les peuples aborigènes qui vivaient sur ces terres en harmonie avec la nature. Cela prive aussi la planète des effets bénéfiques des forêts sur l’atmosphère (production d’oxygène) et le climat (puits de carbone), la stabilité des sols. De même, la disparition des zones humides est préjudiciable pour la biodiversité, la régulation des inondations et la sècheresse. Cela produit un effet domino qui accentue le changement climatique qui lui-même modifie le comportement des plantes et des animaux, qui adaptent leur comportement. Les oiseaux migrent moins par exemple, les cycles de floraison sont déréglés, les récoltes de fruits sont plus précoces alors que les feuilles des arbres tombent plus tard. Les pratiques agricoles impactent également la biodiversité alors même que certains insectes ont un rôle essentiel à jouer comme les abeilles, aujourd’hui menacées.

La création de réserves naturelles et les mesures de protection d’espèces menacées contribuent à préserver la biodiversité mais cela ne suffira pas si les comportements humains restent les mêmes.

Pour plus d’informations, rendez vous sur les sites du ministère de la transition écologique et solidaire, France Nature Environnement ou de WWF.

Eau

Qu’avons-nous de plus précieux que l’eau, source de la vie ? Et pourtant, nous la mettons à rude épreuve. Même si la planète bleue est recouverte aux trois quarts d’eau, 97% des réserves en eau sont salées et moins de 1% est utilisable par les humains. Dans les pays riches, l’eau potable coule du robinet et semble illimitée alors que des régions entières du globe manquent du minimum vital. L’eau utilisable est très mal répartie, deux tiers de la population mondiale n’a pas l’eau courante et 40% n’a pas accès à l’eau potable sans compter toute l’eau gâchée ou polluée.

Voici quelques gestes pour limiter son empreinte sur la planète pour économiser l’eau et éviter de la polluer. Vous trouverez également plus d’informations sur l’eau et son cycle ici.

Sol

L’activité humaine a de multiples impacts sur les sols. De nombreux produits chimiques dangereux sont encore utilisés en agriculture, dans l’industrie ou même dans les habitations. Qu’ils soient sous forme gazeuse, liquide ou solides, ils se retrouvent en contact avec les sols et par ruissellement peuvent s’y infiltrer et les polluer. Par exemple, les pesticides comme le glyphosate répandus dans les champs pour l’agriculture perturbent les écosystèmes, contaminent les nappes phréatiques et menacent la santé des Hommes. Il reste des usines qui ne respectent pas les normes pour leurs rejets dans l’atmosphère, ou encore les déchets radioactifs à la durée de vie particulièrement longue contribuent à la dégradation de la qualité des sols. La construction de bâtiments et de routes imperméabilise les sols. Ces pratiques réduisent la surface de terres cultivables et l’accès à des ressources de bonne qualité. Par nos choix de consommation, nous pouvons agir pour réduire la pression exercée sur le milieu naturel et en particulier les sols.

Responsabilité sociale

L’être humain est au cœur du développement durable. Sa pérennité en est l’enjeu et son implication, la clé. La responsabilité sociale est ainsi partagée par les individus en tant que citoyens, usagers et acteurs publics, privés ou associatifs. Cela se traduit en particulier au sein des entreprises.

Pour être socialement responsable, leur développement doit viser l’atteinte d’une rentabilité sans préjudice pour l’environnement, équitable pour les fournisseurs, épanouissant pour les collaborateurs et utile pour le territoire.

Ainsi la réussite d’une telle démarche dépend de l’implication de chacun au service de l’intérêt commun et pas seulement individuel. Il s’agit d’une démarche inclusive qui doit être partagée par le plus grand nombre, de manière coopérative.

Solidarité

Etre solidaire signifie d’agir pour le bien-être d’autrui. C’est l’un des principes fondateurs du développement durable : être solidaire par rapport aux générations futures. En effet, la plupart des efforts que nous faisons aujourd’hui vont améliorer les conditions de vie dans les prochaines décennies. Ce travail sur le long terme est le plus difficile à faire accepter car souvent les différents acteurs concernés n’arrivent pas à se projeter et à « lâcher » leurs intérêts immédiats.

La solidarité s’applique aussi par rapport au partage de l’espace, des ressources et pour lutter contre les inégalités. Les inégalités sont présentes partout et à différents niveaux : entre pays riches et pays pauvres, entre régions ou quartiers ou même dans notre voisinage. Les actions solidaires peuvent prendre différentes formes : acheter un produit issu du commerce équitable ou localement plutôt que des produits discounts importés issus de pratiques de dumping social ; financer des projets participatifs ; faire du bénévolat dans les quartiers difficiles ou même aider son voisin à finir son dossier, chaque geste compte. Trouvez plus de gestes pour limiter son empreinte écologique ici.

Concertation

Les actions sont plus efficaces lorsqu’elles sont coordonnées et partagées par toutes les parties prenantes. La concertation est une étape clé de réussite. Pour trouver une solution efficace, mieux vaut réfléchir à tous les aspects d’un problème en sollicitant l’ensemble des personnes concernées en gardant à l’esprit les différentes dimensions du développement durable : une action optimale doit améliorer la vie de ces personnes tout en réduisant les inégalités et en préservant l’équilibre écologique. Par exemple, développer un programme d’aide à l’amélioration de l’efficacité énergétique de logements sociaux va réduire les émissions de gaz à effet de serre, réduire la consommation d’énergie, créer des marchés pour les entreprises du bâtiment, améliorer le confort thermique des logements et réduire la facture d’énergie pour les occupants en augmentant ainsi leur pouvoir d’achat. La concertation entre les pouvoirs publics, les organismes de financement, les entreprises du bâtiment, les bailleurs sociaux et les représentants des locataires vont permettre définir les meilleures solutions car les différents acteurs impliqués auront des idées différentes et complémentaires.

Coopération

Dans la nature, la coopération est une relation gagnant-gagnant entre deux espèces. Ensemble, nous avons plus de poids et nous sommes plus forts. Une démarche globale demande que les acteurs travaillent ensemble. Chaque acteur apporte ses propres ressources. Leur mise en commun assure une meilleure performance globale.

Par exemple, si un industriel produit plus de chaleur qu’il n’en consomme, il peut la céder à son voisin qui en retour, peut lui céder des chutes de fabrication qu’il aurait sinon jeté alors qu’elles constituent une matière première pour le premier. Pour chacun d’eux, cela permet des économies d’achat d’énergie ou de matière et cela contribue à réduire leurs impacts sur l’environnement.

La coopération est aussi possible dans la vie de tous les jours et la tendance aujourd’hui est au partage avec de plus en plus de plateformes d’économie collaborative sur internet ou sur mobile pour échanger des biens ou des services. C’est de plus en plus facile de faire une bonne action pour la planète !

 

Trouvez plus de recommandations de gestes pour la planète ici.

 » Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. «