Solutions
Il est temps d’adopter de nouveaux modèles de développement basés sur le respect des milieux naturels, la création de lieux de vie conviviaux, des conditions de partage équitable des ressources et d’épanouissement pour chacun dans toutes ses étapes de vie. Cela demande bien sûr d’impliquer chacun dans les orientations choisies pour avancer ensemble et coopérer dans une démarche constructive. Tels sont les objectifs d’un développement durable, désirable, partagé.
 
Il ne s’agit pas de revenir à l’âge de pierre mais plutôt de développer des pratiques alternatives, sources d’emplois locaux et de mieux être non seulement pour les êtres humains mais aussi l’ensemble du vivant.
Nombreuses sont les actions initiées partout dans le monde qui vont dans le bon sens et sont particulièrement enthousiasmantes comme celles présentées dans le documentaire de « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent.
 
Choisir la sobriété et la qualité demande de réfléchir à l’ensemble des impacts d’une action pour choisir les solutions les plus adaptées : ressources biosourcées, locales, fournisseurs responsables, organisation optimisée pour limiter la consommation d’énergie, d’eau, la production de déchets, tri et valorisation des déchets éventuels…
 
Cette démarche basée sur l’analyse du cycle de vie s’applique aussi bien à l’organisation d’une fête de famille qu’à la création d’une chaîne de production industrielle.
Ce nouveau mode de pensée progresse partout et imprègne les politiques publiques et les stratégies des entreprises avec l’économie circulaire et la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Il se traduit concrètement dans les démarches portées par les territoires tels que des agendas 21, des PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial) ou encore des PLPDMA (Plan Local de Prévention des Déchets Ménagers Assimilés).
Économie circulaire

« Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme »

Lavoisier nous disait déjà cela en 1789. L’économie circulaire nous ramène enfin au bon sens pour optimiser l’utilisation des matières et de l’énergie tout au long de la vie des produits et services mis à notre disposition. Si cela ne s’applique pas encore pour tous, c’est la voie dans laquelle doivent s’inscrire les activités humaines pour être pérennes. L’ère de l’économie linéaire est finie.

Vive l’économie circulaire !

Selon l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), l’économie circulaire est un système économique d’échanges et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des produits, vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement tout en développant le bien-être des individus.

Par ses interventions auprès des collectivités territoriales, entreprises et services de l’Etat, Oikéo facilite l’émergence de projets et contribue à la sensibilisation à ce nouveau mode de développement territorial par la conception de documents pédagogiques ou promotionnels, l’animation d’ateliers participatifs ou encore la formation de chargés de mission prévention des déchets et de l’économie circulaire. Pour plus d’informations sur les formations proposées, vous pouvez vous référez à notre catalogue de formation (liste non exhaustive).

 

Economie circulaire

L’économie circulaire répond aux enjeux d’aujourd’hui contrairement à l’économie dominante dite « économie linéaire » dont les pratiques conduisent à l’épuisement des ressources et à la dégradation de l’environnement.

Si l’économie linéaire consiste à utiliser les ressources et rejeter des déchets, l’économie circulaire vise à réintroduire dans le cycle de production l’ensemble des matériaux utilisés et à limiter la consommation d’énergie sur l’ensemble des étapes et notamment les transports. Elle prend en compte la préservation des ressources naturelles limitées.

Une telle démarche implique de prendre en compte le cycle de vie des produits et services proposés :

Première étape : l’éco conception (voir la partie éco conception plus bas) :

  • choix du design pour :
    • limiter la consommation de matière
    • faciliter le remplacement de pièces défectueuses et le démontage pour trier les différents types de matériaux
    • éviter les chutes de fabrication
  • choix des matériaux :
    • si possible d’origine recyclée ou à bases de ressources renouvelables
    • éviter de créer des matériaux composites plus difficiles à recycler.

 

Deuxième étape : l’écologie industrielle et territoriale :

  • choix du lieu de production pour :
    • limiter les distances par rapport à la production des matières premières et d’énergie disponible pour le processus de fabrication
    • limiter les déplacements domicile/travail pour les employés
    • limiter les distances par rapport aux lieux de distribution

Troisième étape : L’usage.

Pour éviter le gaspillage des produits alimentaires, il est conseillé de prévoir ses repas pour acheter les justes quantités, en respectant les conditions de stockage et de conservation, en partageant ou cuisinant les restes.

Pour les équipements, la durée d’usage est allongée par le respect des conditions d’utilisation, l’entretien et la réparation. D’autre part, la location, le prêt, le partage, l’échange ou le don des objets, permet d’optimiser leur temps d’utilisation.

Ce qui ne sert plus aux uns peut être utile aux autres. C’est le principe du réemploi et de la réutilisation pour prolonger encore la vie d’un produit avant de le jeter.

Enfin, même lorsqu’il est jeté, le produit devenu déchet reste une ressource valorisable.

Ainsi les biodéchets peuvent être valorisés en compost (et en biogaz s’ils sont méthanisés), les emballages recyclés en matériaux (plastique, papier/carton, verre, métal), les équipements électriques et électroniques, les meubles… irréparables peuvent être démantelés pour récupérer les matériaux.

Les matériaux recyclés peuvent être réintroduits dans les circuits de fabrication.

Certains déchets non valorisables en tant que matière, peuvent être valorisés sous forme énergétique.

Avec l’économie circulaire, l’objectif est de supprimer l’enfouissement de déchets.

Prévention des déchets

La prévention de la production de déchets consiste à réduire la quantité de déchets ainsi que leur nocivité. Cela correspond à toutes les étapes de l’économie circulaire avant de jeter les produits usagés : l’éco-conception du produit et de son mode de conditionnement, sa fabrication, son mode de distribution, son mode d’achat, d’usage, jusqu’à son réemploi ou sa réutilisation.

Le levier principal pour prévenir la production de déchets, ce sont en premier lieu les consommateurs. Par leur choix, ils influencent l’évolution des modes de production avec le développement de produits éco-conçus sans emballage, en vrac ou à emballages réduits ou biodégradables.

De plus, l’utilisation de contenants réutilisables à la maison plutôt que des produits jetables, l’impression sur papier seulement quand c’est nécessaire et privilégier le format dématérialisé, boire de l’eau du robinet plutôt que des canettes ou de l’eau en bouteille… tous ces gestes simples permettent de réduire la production de déchets. Trouvez en plus dans la brochure Les gestes pour limiter son empreinte sur la planète.

Oikéo a conçu pour la communauté d’agglomération de St Omer une exposition sur la prévention des déchets.

Eco-conception

L’éco-conception consiste à créer de nouveaux produits en prenant en compte l’ensemble de leur cycle de vie (de la matière première à la fin de vie) et de limiter au maximum leurs impacts sur l’environnement : le prélèvement de ressources non renouvelables et la consommation d’énergie pour la fabrication, le conditionnement, le transport, l’utilisation, la valorisation.

Pour repérer des éco-produits, il existe des labels magasin comme l’Ecolabel européen.

Oikéo a rédigé une plaquette présentant la société Néoéco en partenariat avec l’agence Amalgame pour présenter des produits éco-conçus.

RSE

Souvent les individus justifient leur absence d’actes en argumentant que ce sont les entreprises qui doivent agir. Avec la RSE, la Responsabilité Sociétale des Entreprises, elles contribuent au développement durable. En d’autres mots, c’est la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société (Commission Européenne, 2011). Les démarches RSE sont donc des processus intégrant les préoccupations sociales, environnementales, éthiques, des droits de l’Homme et des consommateurs, le tout en collaboration étroite avec les parties prenantes. La RSE est mise en place de manière volontaire par les entreprises, qui au travers de cette démarche améliore leur image.

Les trois grands domaines de la RSE, similaires à ceux du développement durable, sont la planète (ou l’environnement), pour protéger les ressources et l’environnement, la population (ou le social), avec le but de réduire les inégalités et d’améliorer la qualité de vie et enfin l’économie (ou profit) pour préserver l’activité de l’entreprise et du reste de la société.

Oikéo est adhérente du réseau Alliances.

Planète

Les modes de production ont un impact direct sur l’état de la planète. Jusqu’à présent, le développement économique se basait principalement sur un modèle linéaire particulièrement consommateur de ressources et producteur de nuisances.

En intégrant des préoccupations environnementales dans leur mode de gestion, les entreprises peuvent travailler à réduire leur impact sur la planète. Les mesures mises en place vont d’un programme de réduction des déchets (en limitant le nombre d’impression par personne par exemple) à un plan de réduction des gaz à effet de serre (en basculant vers les énergies renouvelables, l’optimisation des déplacements…) en passant par une charte fournisseur qui impose des critères écologiques par exemple. Certaines de ces mesures sont plus faciles à mettre en place que d’autres. Faire des groupes projet autour de la réduction des déchets et le tri des déchets recyclables par exemple peut s’avérer facile et faire une grande différence.

Oikéo propose d’animer des ateliers d’échange pour concevoir une démarche de progrès éco-responsable.

Population

Le domaine social de la RSE s’occupe de lutter contre les discriminations, d’améliorer les conditions de travail et la gestion des emplois. Cela peut se faire à l’intérieur de l’entreprise ou à l’extérieur.

En interne, les mesures peuvent être de prendre soin de l’ergonomie des postes de travail, de s’engager dans une démarche d’égalité et de diversité dans le département RH ou encore la mise en place d’un accord de participation et d’intéressement aux résultats de l’entreprise et autres avantages comme des tickets restaurant, un CE…. En externe, il s’agit de protéger et d’améliorer la qualité de vie des personnes qui sont hors de l’entreprise, au niveau local ou ailleurs dans le monde. Cela peut se traduire par des postes proposés localement, l’adhésion ou l’aide (financière ou humaine) à une association caritative ou à des programmes humanitaires, ou par la mise en place d’une charte éthique d’approvisionnement contre la corruption ou le travail des enfants par exemple.

Oikéo rédige régulièrement des lettres ou magazines concernant l’emploi et l’économie sociale et solidaire pour la MiE (Maison de l’initiative et de l’Emploi du Roubaisis) par exemple.

Economie

Le troisième domaine de la RSE est le développement économique ou le profit. C’est le principe même de l’entreprise traditionnelle que de faire du profit ou du moins d’être rentable, mais le point de vue de la RSE va plus loin. Il s’agit ici de satisfaire le client et d’assurer une certaine qualité de service ou de produit, le tout avec une tarification équitable. La transparence est également une notion clé et soutenir des fournisseurs locaux ou éthiques est un point positif. Cela revient à être éthique et équitable.

Démarche

Les politiques publiques définissent des objectifs à atteindre pour améliorer la préservation de la planète et de nos conditions de vie. Afin de favoriser leur mise en œuvre au niveau local, des démarches sont proposées en particulier aux collectivités locales. Avec l’apparition de la notion de développement durable, ont vu le jour les Agendas 21 qui sont des démarches volontaires. Avec la prise en compte du changement climatique, la France a mis en place des Plans Climat Air Energie Territoriaux (PCAET). Dans la même logique, les collectivités territoriales doivent mettre en œuvre un Programme Local de prévention des Déchets Ménagers et Assimilés (PLPDMA)… Pourraient aussi être cités les territoires à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV), les territoires Zéro déchet, Zéro gaspillage (TZDZG)…

Agenda 21

L’agenda 21 est né lors du sommet de la Terre à Rio en 1992. C’est un programme qui regroupe une liste des actions à mettre en œuvre pour le XXIe siècle pour un développement durable. Il existe possible de créer des agenda 21 à tous les niveaux et dans n’importe quelle structure qu’elle soit privée ou publique. Il peut être régional, au niveau de la mairie ou d’une école…

L’agenda 21 fait un diagnostic de la situation actuelle dans l’environnement donné (région, mairie, école…) et fixe des objectifs sur les cinq finalités essentielles :

  • lutte contre le changement climatique ;
  • préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources ;
  • épanouissement de tous les êtres humains ;
  • cohésion sociale et solidarité entre territoires et générations ;
  • dynamiques de développement suivant des modes de production et consommation responsables.

Des moyens pratiques sont ensuite mis en place afin d’atteindre ces objectifs.

Des centaines de collectivités en France ont un agenda 21. Renseignez-vous, peut-être qu’il en existe dans votre mairie ou région.

Oikéo a animé des ateliers d’échange pour l’élaboration de l’Agenda 21 de la Ville de Quesnoy sur Deûle et rédigé le rapport pour l’agenda 21 de la Communauté d’agglomération d’Alençon. Nous sommes également intervenus avec Extra Cité sur l’élaboration de l’A21 d’Orly en animant un atelier d’échange pour les agents de la ville et pour la définition de la stratégie de communication.

PCAET

Le PCAET est un Plan Climat Air Energie Territorial. C’est un outil de planification qui a pour but de ralentir le réchauffement climatique, de s’adapter au changement climatique, de développer les énergies renouvelables et de maîtriser la consommation d’énergie. Il comprend un diagnostic, une stratégie territoriale, un plan d’action et un dispositif de suivi et d’évaluation. Il est révisé et actualisé tous les 6 ans pour correspondre au mieux à l’environnement actuel.

Les collectivités sont incitées à développer ce plan pour mener une politique climatique et énergétique locale.

Oikéo a participé à l’animation et à la rédaction du Plan Climat Nord Pas de Calais et à la rédaction du rapport du PCAET de la Communauté Urbaine de Dunkerque.

PLP DMA

Le Programme Local de Prévention des Déchets Ménagers et Assimilés (PLPDMA) définit des actions prioritaires pour réduire la production de déchets sur un territoire. Il est porté par un syndicat regroupant des communes adhérentes ou une collectivité territoriale. L’objectif à atteindre est défini par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, promulguée le 17 aout 2015. Les collectivités doivent ainsi réduire de 10% la production de déchets ménagers et assimilés d’ici 2020 par rapport à 2010.

Pour plus d’informations sur la prévention des déchets cliquez ici.

L’élaboration d’un PLPDMA est obligatoire au sein des collectivités depuis 2012 et est une condition essentielle à la mise en œuvre d’une démarche territoriale d’économie circulaire.

 

Oikéo a participé à la révision du PLPDMA de la Ville de Paris en partenariat avec Austral pour la coordination de la réalisation des documents, la définition du schéma de concertation et l’animation des ateliers d’échanges. Nous intervenons également sur l’élaboration du PLPDMA du Grand Reims.